Recrutement d'un cabinet pour inventorier et cartographier les actifs de données
Closed
Côte d'Ivoire · Ministry of Digital Transition and Technological Innovation
Deadline : 2026-07-30 10:00 heure locale (fuseau non précisé)
Source : Banque mondiale — avis de passation des projets
Publication : 2026-07-30
CI-PADCI-537650-CS-CQS-26
A titre de régularisation : La date de soumission effective était le 11 mai 2026
AVIS A MANIFESTATION D’INTERET POUR LE RECRUTEMENT D’UN CABINET POUR INVENTORIER ET CARTOGRAPHIER LES ACTIFS DE DONNÉES DE L’ÉTAT
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Le Gouvernement ivoirien, à travers le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique (MTNIT) en collaboration avec la Banque mondiale, a initié le Projet d’Accélération Digitale en Côte d’Ivoire (PADCI).
Ainsi, dans le cadre de la phase de préparation dudit projet, quatre (04) millions de dollars ont été obtenus pour la mise en œuvre de certaines activités préliminaires.
Aligné sur le Plan National de Développement (PND) 2021-2025, l’Objectif de Développement du Projet (ODP) est de (i) renforcer les fondements de l’écosystème numérique, (ii) étendre l’accès à une connectivité haut débit résiliente au changement climatique, et (iii) améliorer la fourniture et l’adoption de services publics numériques sélectionnés.
A cet effet, le Projet d’Amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services de base au citoyens (PAGDS) a été identifié par la Banque mondiale en vue de conduire la phase de préparation du Projet d’Accélération Digitale en Côte d’Ivoire (PADCI).
Le PADCI sera entièrement financé selon le mécanisme de Financement des Projets d’Investissement (IPF) et sa gestion assurée par une unité de coordination mise en place par le Ministère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique (MTNIT).
Le PADCI comporte quatre (4) composantes majeurs qui sont :
Composante 1 — Fondements de l’écosystème numérique. Cette composante vise entre autres le soutien au renforcement du cadre institutionnel et juridique favorable à une économie numérique fondée sur la confiance, et à l’amélioration de l’écosystème des données ouvertes sur des secteurs sélectionnés.
Composante 2 — Expansion de la connectivité à haut débit résiliente au changement climatique. Il s’agit ici de l’extension de la connectivité dans les zones rurales et reculées, du renforcement de l’accès à haut débit pour les populations vulnérables, et du soutien à l’expansion de la connectivité à large bande aux ministères, départements et agences de l’État (MDA).
Composante 3 — Amélioration de la fourniture et de l’adoption des services numériques du Gouvernement. Cette composante consistera au renforcement des canaux pour améliorer l'accès inclusif aux services numériques de qualité, au soutien à l’adoption inclusive des services publics numériques, et au renforcement des compétences numériques des femmes et des jeunes en partenariat avec le secteur privé.
Composante 4 — Gestion du Projet
La transformation numérique s’impose comme un levier stratégique majeur de développement économique et social pour la Côte d’Ivoire, en particulier à travers la valorisation et la gouvernance des données publiques produites par les institutions de l’État. C’est pourquoi le pays s’est doté d’une Stratégie Nationale de Gouvernance des Données en 2025, élaborée dans le cadre de la préparation du PADCI. Cette étude avait identifié une multitude de data centers publics présentant divers niveaux de maturité et ne disposant pas de toutes les ressources techniques et humaines pour une exploitation optimale.
Dans ce contexte, la connaissance, la structuration et la maîtrise des actifs de données constituent un enjeu fondamental pour améliorer l’efficacité de l’action publique, renforcer la coordination interinstitutionnelle et soutenir une prise de décision fondée sur des données probantes.
À ce titre, l’inventaire et la cartographie des actifs de données de l’État s’inscrivent dans une démarche stratégique visant à identifier, recenser, qualifier et organiser l’ensemble des données détenues par les administrations publiques, en tenant compte de leur nature, de leur typologie, de leur sensibilité, de leur cycle de vie et de leurs modalités d’exploitation ainsi que les finalités en termes d’usage. Cette démarche vise également à établir une vision unique et consensuelle du patrimoine de données de l’État, favoriser l’interopérabilité des systèmes d’information, renforcer la gouvernance des données publiques et créer les conditions nécessaires à leur valorisation, à l’aide d’outils basés sur l’open data, l’analytique avancée et l’intelligence artificielle.
Toutefois, la gouvernance et la valorisation des données publiques ne peuvent être pleinement opérationnelles sans une connaissance approfondie des infrastructures technologiques qui les hébergent, les traitent, les sécurisent et les sauvegardent.
En effet, les données de l’État sont aujourd’hui stockées et exploitées à travers une diversité d’environnements techniques : datacenters publics et privés, salles serveurs ministérielles (« hébergement on prem »), hébergement cloud, dispositifs de sauvegarde. L’absence d’une cartographie consolidée de ces infrastructures constitue un risque majeur en matière de souveraineté numérique, de sécurité, de continuité de service et d’optimisation des investissements publics.
Dès lors, les actifs de données incluent à la fois les données et les infrastructures qui les abritent. Par conséquent, la présente mission vise également à réaliser un inventaire et une cartographie des infrastructures de support aux données publiques, afin de disposer d’une vision intégrée “données – infrastructures – flux”.
C’est pourquoi, les présents Termes de Référence (TDR) visent à définir les modalités de recrutement d’un cabinet spécialisé chargé de réaliser l’inventaire et la cartographie des actifs de données de l’État et des infrastructures de support, en vue de doter les pouvoirs publics d’un référentiel exhaustif et structuré.
Des missions futures exploreront le renforcement de la gouvernance des données par l’opérationnalisation de la Stratégie Nationale de Gouvernance de Données, en vue de soutenir la mise en œuvre de politiques publiques fondées sur l’exploitation stratégique des données.
OBJECTIFS DE LA MISSION
L’objectif général de la mission est de réaliser un inventaire exhaustif et une cartographie intégrée :
des données de l’État ;[1]
des infrastructures technologiques qui les hébergent, les traitent, les sécurisent et les sauvegardent ;
en vue de disposer d’un référentiel national structuré permettant de renforcer la gouvernance, la sécurité, la souveraineté et la valorisation stratégique des données de l’Etat.
OBJECTIFS SPÉCIFIQUES
Dans le cadre de la mission, le cabinet recruté devra entre autres :
Relativement aux données :
Recenser l’ensemble des actifs de données détenus, produits ou gérés par les administrations publiques, susceptibles d’être mobilisés pour la mise en place de plateformes numériques de services publics et de plateformes de données.[2]
Décrire et qualifier les actifs de données recensés, en précisant leur nature, leur format, leur niveau de qualité, leur fréquence de mise à jour, leur sensibilité et leurs conditions d’exploitation dans un environnement de plateformes.[3]
Cartographier les actifs de données de l’État en identifiant les producteurs, les détenteurs, les utilisateurs.
Analyser les dispositifs existants de gouvernance et de gestion des données publiques, afin d’évaluer leur adéquation avec les meilleures pratiques internationales avec la vision de politique publique définie par le gouvernement.
Évaluer les exigences en matière de sécurité, de protection et de conformité des actifs de données, notamment pour leur intégration sécurisée dans des plateformes numériques, en tenant compte des enjeux de confidentialité, de souveraineté et de protection des données à caractère personnel.
Formuler des recommandations opérationnelles et stratégiques à l’attention du Ministère de la Transition Numérique, visant à définir une stratégie claire et ambitieuse en matière de pilotage des données de l’Etat (par exemple, « cloud first », via cloud gouvernemental ou public), notamment pour faciliter la mise en place future de plateformes numériques fo
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