Suivi contrôle travaux d'aménagement de la mare de Babaye, Kori de Maboyan Amaré Tahoua et kori de Bado et ouvrage de franchissement de Toumboul CU Illela
Clos
Niger · Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle
Échéance : 2026-10-05 10:00 heure locale (fuseau non précisé)
Source : Banque mondiale — avis de passation des projets
Publication : 2026-09-23
NE-PIDUREM-544927-CS-CQS
REPUBLIQUE DU NIGER
Fraternité – Travail – Progrès
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MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT
Projet Integré de Developpement Urbain et de Resilience Multisectorielle
PIDUREM Galley Ma Zaada
Avis à Manifestation d’intérêt pour la sélection d’un bureau/cabinet chargé du suivi contrôle de la réalisation des travaux d’aménagement de la mare de Babayé et la protection des berges de koris Maboya Amaré dans la ville de Tahoua, la protection des berges de koris et l’ouvrage de franchissement respectivement à Bado et Toumboul dans la commune d’Illéla, Région de Tahoua
Cet avis fait suite à l’avis général de passation de marchés AGPM publié pour ce projet sur UNDB le 23 novembre 2022 et dans le journal des marchés publics de l’ARCOP.
Le Gouvernement de la République du Niger a obtenu de l’Association Internationale pour le Développement (IDA) un financement composé d’un crédit N°7083-NE d’un montant de 111 700 000 d’Euro et d’un don N°E016 d’un montant équivalent à 89 700 000 DTS pour conduire les activités du Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle au Niger (PIDUREM). Il se propose d’utiliser une partie des fonds, pour effectuer des paiements au titre du Marché relatif à la sélection d’un bureau/cabinet chargé du suivi contrôle de la réalisation des travaux d’aménagement de la mare de Babayé et la protection des berges de koris Maboya Amaré dans la ville de Tahoua, la protection des berges de koris et l’ouvrage de franchissement respectivement à Bado et Toumboul dans la commune d’Illéla, Région de Tahoua.
CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Les inondations enregistrées au Niger au cours de la décennie 2010 ont mis en évidence la vulnérabilité des villes nigériennes aux aléas climatiques, ainsi que celle de leurs populations exposées aux risques permanents de désastres, notamment du fait de l’occupation des espaces inconstructibles et inondables. Cette situation s’explique notamment par une gestion déficiente de l’espace urbain, mais également par une croissance urbain accélérée par la migration de populations déplacées (migrants saisonniers, déplacés internes et refugiés) qui fuient les zones d’insécurité et/ou de vulnérabilité pour chercher refuge dans les villes.
Une croissance démographique rapide couplée aux risques climatiques de plus en plus fréquents pose aux villes nigériennes un sérieux problème d’urbanisation. La croissance démographique rapide des villes augmentera la demande en matière de services publics, d’infrastructures physiques, et d’opportunités économiques. Même si la densité dans les villes promeut la productivité et offre des opportunités pour améliorer les moyens d’existence de la population urbaine et sa qualité de vie en permettant à de nombreuses personnes de sortir de la pauvreté. Cependant, dans certains contextes, la fragilité généralisée, des catastrophes naturelles très coûteuses, et un déficit d’investissement en infrastructures urbaines au niveau des gouvernements locaux ont miné les bénéfices du processus d’urbanisation.
Le Niger fait face à une superposition des risques dont la prise en compte d’une manière intégrale nécessite une approche multisectorielle. Le renforcement de la capacité du pays à gérer le processus d’urbanisation, ainsi que les risques liés à la fragilité et aux catastrophes ont été identifiés comme une priorité nationale, afin de contribuer au développement durable du pays et assurer la sécurité des personnes et des biens.
L’urbanisation en général va de pair avec la croissance économique, une productivité meilleure, l’amélioration du niveau de vie des populations, et la réduction de la pauvreté. Cependant, si le processus d’urbanisation est mal géré, les bénéfices potentiels y associés peuvent échapper et laisser apparaitre le risque d’un effet pervers.
Le Niger est fortement exposé aux aléas climatiques, en particulier les sécheresses et les inondations. Ces dernières constituent une menace principalement dans le bassin du fleuve Niger, avec environ 100 000 personnes en moyenne affectées par ce phénomène chaque année, mais aussi dans les vallées des autres rivières au Niger telle que la Komadougou Yobé dans la région de Diffa, le Goulbi Maradi dans la région du même nom, le kori de Telwa dans la région d’Agadez et la Maggia dans la région de Tahoua et Gaya dans la Région de Dosso. Le processus d'urbanisation incontrôlée qui caractérise les villes du Niger augmente le risque d'inondation des habitations qui s’établissent de plus dans des zones exposées aux risques et inconstructibles augmentant la vulnérabilité des populations, de leurs biens ainsi que des infrastructures urbaines critiques établies.
C’est dans ce contexte que le Gouvernement du Niger a préparé et met en œuvre, avec l’appui de la Banque mondiale, le « Projet intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM) ».
Le PIDUREM s’inscrit dans les priorités du gouvernement en termes de renforcement de la décentralisation et de la résilience. L'objectif de développement du projet est d'accroître la résilience aux inondations et d'améliorer la gestion urbaine et l'accès aux services de base dans les municipalités sélectionnées au Niger.
Le PIDUREM a une couverture nationale avec une intervention plus spécifiquement au niveau de 14 communes urbaines et leurs hinterlands.
Le projet est organisé autour de quatre composantes :
Composante 1 : Augmenter la résilience aux inondations et améliorer l'accès aux services de base
Composante 2 : Améliorer la gestion urbaine
Composante 3 : Intervention d'urgence
Composante 4 : Soutien à la gestion et au suivi du projet.
La planification des investissements du projet prévoit à travers sa composante 1 d’important réalisation des travaux dont entre autres l’aménagement des mares et koris afin de contribuer à la gestion et prévention des risques d’inondation dans ses localités cible d’intervention notamment dans la ville de Tahoua et la commune de Illéla, Région de Tahoua.
Dans la perspective du financement de ces travaux, une mission de contrôle permanent est nécessaire pour appuyer l’Unité de Gestion du Projet (UGP) et l’Unité de Coordinations Régionale (UCR) de Tahoua pour le suivi contrôle et l’appui à la gestion administrative des contrats de ces travaux.
MANDAT DU CONSULTANT
L’objectif général de la présente mission est d’assurer le suivi contrôle des travaux d’aménagement de la mare de Babayé et la protection des berges de koris Maboya Amaré dans la ville de Tahoua, la protection des berges de koris et l’ouvrage de franchissement respectivement à Bado et Toumboul dans la commune d’Illéla, Région de Tahoua.
Les objectifs spécifiques de la présente mission sont :
Valider les dossiers d’exécution qui feront ressortir les plans topographiques des sites, les plans de masse, les différentes côtes d’implantation des ouvrages de protection/aménagement, les caractéristiques géotechniques des sites les plans de fondation et les plans de coffrage… y compris le plan de recollement ;
Mettre en place le dispositif approprié de contrôle et de surveillance des travaux conformément au procès-verbal de négociation ;
Veillez à la bonne mise en œuvre des différents des travaux (déblai, remblai, compactage, coffrage, pose, etc.) tout en s’assurant de leur conformité aux Cahiers de Prescription Technique (CPT) ;
S’assurer de la conformité, qualité et fonctionnalité des différents matériels conformément au contrat de l’entreprise ;
Veiller scrupuleusement à la réception des éléments de coffrage (contres plaqués, plaques, …) avant leur mise en œuvre ;
Procéder à la validation des différents échantillons fournis par les entreprises conformément aux Cahiers de Prescription Technique (CPT) ;
Procéder au contrôle de conformité des matériaux et matériels, aussi du personnel des entreprises engagées ;
Organiser les réunions hebdomadaires des chantiers et veiller à la prise en compte des recommandations, rédiger les procès-verbaux des dites réunions
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